Evènement : Présenté au salon Jardins jardin aux Tuileries en juin 2011 pour le magazine l’Ami des Jardins
L’homme oppresse de plus en plus les milieux naturels par l’utilisation des sous sols à la fois pétroliers ou miniers, avec une agriculture intensive dévastatrice, et par l’exploitation des dernières forêts, véritables joyaux de la biodiversité. En 2050, sur les 9 milliards d’habitants, 70% de la population mondiale vivra en environnement urbain. Les énergies fossiles se raréfieront. Il sera nécessaire de limiter les transports de denrées à leur strict minimum.
Jardins de Babylone s’est alors inspiré des échafaudages en bambou utilisés en Chine pour construire des buildings et réaliser une nouvelle manière de cultiver, un potager urbain en bambou.
Chaque canne de bambou plantée a été préalablement étanchéifié grâce à un drainage par de fins graviers, une couche de feutre hydrophile et d’un système d’arrosage poreux. Les plantes sont ainsi irriguées plusieurs fois dans la journée grâce à une programmation étudiée. Tel un circuit fermé, le trop plein d’eau est récupéré dans un bac servant de lestage à la structure. Les poissons permettent un apport en nutriment pour les plantes. Ce potager comporte à la fois des plantes potagères (courgette, melon, pâtisson, cornichon, tomate, fraise,...) et des plantes aromatiques et médicinales (Hélichrysum, mélisse, menthe, ciboulette, basilic rouge...).
Il est apparu évident, pour Amaury Gallon, de croire que les nouvelles technologies plus saines et respectueuses du monde qui nous entourent sont possibles et non illusoires.
Une agriculture potagère urbaine avec des technologies culturales permettant de travailler sur la verticalité, permet de minimiser et freiner notre impact sur les écosystèmes distants de plusieurs centaines voir de milliers de kilomètres.